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CAM bâtiment 2026 : guide complet pour les professionnels et les entreprises

20 Luglio 2026

ItalieContexte réglementaire et marché italien
CAM bâtiment 2026 : guide complet pour les professionnels et les entreprises

Depuis le 2 février 2026, les Critères environnementaux minimaux applicables au bâtiment ont radicalement changé. Le DM 24/11/2025, publié au Journal officiel le 3 décembre 2025, a abrogé le décret précédent de 2022 et réécrit entièrement les règles applicables à tout marché public concernant des bâtiments, des infrastructures et des ouvrages. Ce nouveau décret est obligatoire pour tous les marchés publics à compter du 2 février 2026. Il ne s’agit pas d’une simple mise à jour : six nouveaux chapitres techniques, l’obligation du BIM au-dessus du seuil, l’analyse du cycle de vie (ACV) et un Rapport CAM désormais également à la charge de l’entreprise titulaire, et non plus seulement du concepteur.

  • Les CAM s’appliquent aux marchés publics concernant des bâtiments, des infrastructures et des ouvrages
  • L’obligation découle de l’art. 57 du D.Lgs. 36/2023 (Code des marchés publics)
  • Le ministère de l’Environnement et de la Sécurité énergétique (MASE) les édicte et les met à jour
  • Le non-respect des CAM peut entraîner l’exclusion de l’appel d’offres ou la résiliation du contrat

Quel est le cadre réglementaire des CAM 2026 pour le bâtiment ?

Les CAM sont intégrés au Code des marchés publics (D.Lgs. 36/2023, mis à jour par le Correctif D.Lgs. 209/2024 et par la L. 199/2025), dont l’art. 57, paragraphe 2, rend obligatoire l’application des spécifications techniques et des clauses contractuelles CAM dans tous les marchés publics du secteur. Il ne s’agit pas de lignes directrices facultatives.

Le régime transitoire mérite une attention particulière. La circulaire du MASE du 10 avril 2026 a précisé que les anciens CAM (DM 256/2022) restent applicables uniquement si le projet a été validé conformément à ce décret et si l’avis d’appel d’offres est publié dans les 3 mois suivant la validation, même lorsque celle-ci intervient après le 2 février 2026. Dans tous les autres cas, les nouveaux CAM 2026 s’appliquent sans exception.

  • Avis d’appel d’offres publié à compter du 2 février 2026 : application des nouveaux CAM
  • Projet validé selon l’ancien DM 256/2022 avec avis publié dans les mois suivant la validation : anciens CAM applicables
  • Conception interne non encore validée : application des nouveaux CAM, même si la mission est antérieure
  • Non-conformité : exclusion de l’appel d’offres, résiliation du contrat, perte éventuelle de financements PNRR

Le lien avec la directive européenne « Maisons vertes » (EPBD IV), à transposer avant le 29 mai 2026, ainsi qu’avec le nouveau règlement UE 2024/3110 sur les produits de construction, renforce encore le cadre réglementaire dans lequel les CAM s’appliquent.


Qu’est-ce qui change avec les nouvelles exigences CAM 2026 pour le bâtiment ?

Le DM 24/11/2025 introduit des nouveautés substantielles par rapport à la version de 2022, en élargissant à la fois le champ d’application et le niveau d’exigence technique.

  • L’ACV et le coût du cycle de vie (LCC) deviennent des exigences centrales, et non plus seulement des critères d’attribution
  • Le BIM est prévu comme clause contractuelle pour les projets au-dessus du seuil, avec intégration de paramètres de durabilité et de vérifications CAM
  • Le principe DNSH impose de démontrer qu’aucun choix technique ne cause de préjudice important à l’environnement, avec une traçabilité rigoureuse pour les projets financés par le PNRR
  • Un plan de déconstruction et de gestion des eaux pluviales est obligatoire
  • De nouvelles exigences concernent les performances thermiques estivales des bâtiments
  • Les CAM s’appliquent aux bâtiments, aux infrastructures et aux ouvrages de différentes natures

Conseil : Ne confondez pas les exigences obligatoires et les critères d’attribution. Les premières doivent toujours être respectées ; les seconds améliorent la position dans l’appel d’offres, mais ne sont pas facultatifs au sens où les ignorer peut compromettre l’évaluation de l’offre technique.


Schéma récapitulatif des nouvelles exigences CAM applicables au bâtiment à partir de 2026

Qu’est-ce que le Rapport CAM du projet et comment le gérer ?

Le Rapport CAM est le document central de tout le dispositif. Il doit être élaboré dès la phase de Projet de faisabilité technico-économique (PFTE) et mis à jour pendant toute l’exécution des travaux. Le MASE a publié le modèle officiel le 2 février 2026 : une structure par fiches dans laquelle chaque critère du décret dispose de sa propre section, où le concepteur justifie son application ou sa non-application motivée.

La nouveauté la plus importante du DM 24/11/2025 concerne l’entreprise titulaire : le rapport du concepteur ne suffit plus. Le titulaire doit produire son propre Rapport CAM, mis à jour et vérifié à chaque État d’avancement des travaux (SAL). La conformité aux CAM devient ainsi un processus continu, et non plus une formalité initiale.

  • Remplir le Rapport CAM critère par critère, à l’aide du modèle du MASE
  • Justifier chaque non-application par une motivation technique documentée
  • Mettre à jour le document à chaque SAL, en faisant référence aux vérifications effectuées
  • Conserver tous les justificatifs (EPD, certifications, tests de COV et attestations de contenu recyclé)

Conseil : Commencez le Rapport CAM dès la phase DIP (Document d’orientation de la conception), avant même le PFTE. Ceux qui attendent la phase d’exécution pour réunir les documents doivent souvent relancer fournisseurs et organismes certificateurs dans l’urgence.


Pourquoi les normes UNI sont-elles centrales dans l’application des CAM ?

Les normes techniques UNI sont citées près de 200 fois dans le texte du décret, soit presque une fois par critère. Le seul chapitre introductif comporte 43 références, dont la UNI EN 15978 pour le calcul de la performance environnementale des bâtiments et la UNI EN 15804 pour les déclarations environnementales de produit (EPD).

Il ne s’agit pas d’un détail technique secondaire. Les normes UNI fournissent les méthodes d’essai et les définitions qui rendent la conformité aux CAM vérifiable, réduisant le risque de contestation dans les marchés publics. La marque UNI apparaît dans les CAM sous une forme obligatoire (vitrages conformes à la UNI EN 1279) et sous une forme volontaire (compétence des poseurs, protection des eaux selon la UNI EN 1433 et la série UNI EN 124).

  • Connaître les normes UNI citées pour chaque critère applicable à son opération
  • Vérifier que les matériaux choisis disposent de certifications conformes aux normes citées dans le décret
  • Utiliser les normes comme moyen de défense documentaire en cas de contestation
  • Se tenir informé des révisions des normes UNI, susceptibles de modifier les exigences de conformité

Qui fait quoi : responsabilités des acheteurs publics, concepteurs et directeurs des travaux

La vérification finale de la conformité aux CAM relève de l’acheteur public, tandis que la production et la mise à jour de la documentation technique incombent aux concepteurs et aux directeurs des travaux. La chaîne de responsabilités est précise et n’admet pas de chevauchements.

Des experts du secteur échangent sur les responsabilités liées à la réalisation d’un projet de construction.

Acheteur public : il intègre les exigences CAM dans les documents de consultation, vérifie la conformité lors de l’attribution et de l’exécution, et peut faire appel à des organismes tiers accrédités pour les contrôles techniques.

Concepteur : il élabore le Rapport CAM dès le PFTE, choisit des matériaux et des solutions conformes et coordonne la collecte des certifications nécessaires pour chaque critère. La communication entre les intervenants est déterminante pour éviter les lacunes documentaires.

Directeur des travaux : il contrôle que l’exécution respecte les choix CAM du projet, recueille la documentation de chantier et vérifie les mises à jour du Rapport CAM de l’entreprise à chaque SAL.

Entreprise titulaire : elle produit et met à jour son Rapport CAM pendant les travaux et démontre la conformité des matériaux effectivement utilisés avec les prescriptions du projet.


Comment Edil-up accompagne la gestion des CAM 2026 pour le bâtiment

Gérer simultanément la documentation CAM, le rapport de projet, les mises à jour des SAL et les certifications des matériaux exige un système de coordination que les courriels et les feuilles de calcul ne suffisent pas à assurer. Edil-up a été créé pour répondre à ce besoin concret.

La plateforme réunit entreprises, professionnels et collaborateurs dans un environnement numérique unique, avec des outils de suivi de l’avancement des travaux et de gestion documentaire centralisée. Selon Edil-up, l’adoption de la plateforme permet une meilleure organisation des flux de travail, susceptible de réduire les délais de livraison. La gestion centralisée des projets permet de suivre chaque document CAM, de la phase PFTE jusqu’à la réception finale.

https://edil-up.com

Edil-up calcule également les économies environnementales générées par les projets numérisés et plante des arbres pour chaque abonnement actif, conformément aux principes de durabilité promus par les CAM. Pour ceux qui souhaitent comprendre comment numériser la gestion du chantier conformément aux nouvelles obligations, la plateforme constitue un point de départ concret.


Quels sont les coûts supplémentaires liés à l’adoption des CAM 2026 ?

L’adoption des nouveaux critères environnementaux minimaux entraîne des coûts supplémentaires réels, même si leur montant dépend largement de la nature et de la taille de l’opération. Les postes de dépenses les plus fréquents concernent la production de la documentation technique (ACV, LCC et Rapport CAM), l’obtention de certifications environnementales pour les matériaux (EPD, Écolabel UE et UNI/PdR 88) et l’adaptation éventuelle de la chaîne de fournisseurs.

Pour les marchés au-dessus du seuil, l’obligation du BIM avec des paramètres de durabilité intégrés nécessite des investissements dans les logiciels, la formation et souvent des profils professionnels dédiés. Le diagnostic énergétique obligatoire pour les bâtiments d’une surface supérieure à 1 000 m² ajoute un coût de conception supplémentaire, avec la méthode dynamique horaire requise pour les bâtiments de plus de 5 000 m².

Il faut toutefois considérer l’autre aspect : ceux qui maîtrisent les CAM remportent les appels d’offres. Les critères d’attribution récompensent les offres plus durables par des points techniques supplémentaires, transformant l’investissement dans la conformité en avantage concurrentiel direct. Les coûts d’adaptation initiaux tendent à diminuer avec le temps, à mesure que les procédures se consolident et que la filière s’adapte.


Bonnes pratiques et application concrète des CAM 2026 dans les projets

L’application efficace des critères environnementaux minimaux dans les projets réels repose sur plusieurs choix opérationnels qui font la différence entre conformité formelle et conformité effective.

Commencer dès la phase DIP. Les acheteurs publics qui intègrent les exigences CAM dès le Document d’orientation de la conception évitent de devoir rattraper la conformité aux étapes suivantes, lorsque les marges de manœuvre se réduisent.

Construire la filière avant l’appel d’offres. Les entreprises qui recensent en amont les fournisseurs de matériaux certifiés EPD, avec un contenu recyclé vérifiable selon la UNI/PdR 88, n’ont pas à remplacer des matériaux en cours de chantier. Le réseau de contacts dans le secteur devient une ressource concrète, et pas seulement un avantage relationnel.

Intégrer BIM et CAM dès le modèle d’information. Les projets au-dessus du seuil qui construisent le modèle BIM avec les paramètres de durabilité déjà intégrés simplifient les contrôles pendant l’exécution et réduisent le risque de divergences entre le projet et le chantier.

Utiliser les normes UNI comme guide opérationnel. Chaque critère CAM renvoie à une norme technique précise : la suivre n’est pas seulement une obligation, c’est aussi le moyen le plus direct de démontrer la conformité sans laisser place à la contestation.


Points clés

Les CAM 2026 pour le bâtiment, obligatoires depuis le 2 février 2026 pour tous les marchés publics de construction, exigent une ACV, un LCC, le BIM au-dessus du seuil et un Rapport CAM mis à jour par le concepteur comme par l’entreprise titulaire à chaque SAL.

Point Détails
Entrée en vigueur À compter du 2 février 2026, le DM 24/11/2025 remplace le décret de 2022 et est obligatoire pour tous les marchés publics concernant des bâtiments, des infrastructures et des ouvrages.
Double Rapport CAM Le concepteur comme l’entreprise titulaire doivent produire et mettre à jour le Rapport CAM à chaque SAL.
BIM obligatoire au-dessus du seuil La conception BIM avec paramètres de durabilité est une clause contractuelle, et non plus un critère d’attribution.
Normes UNI de référence Les normes UNI sont citées près de 200 fois dans le décret et constituent le principal moyen de preuve de la conformité.
Régime transitoire limité Les anciens CAM restent applicables uniquement si le projet a été validé selon le DM 256/2022 et si l’appel d’offres est publié dans les 3 mois suivant la validation.

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