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Variantes en cours d’exécution : guide réglementaire 2026

23 Luglio 2026

ItalieContexte réglementaire et marché italien
Variantes en cours d’exécution : guide réglementaire 2026

Que sont les variantes en cours d’exécution et quel est le cadre réglementaire ?

Les variantes en cours d’exécution sont des modifications du contrat de marché public autorisées pendant la réalisation des travaux, sans lancer une nouvelle procédure d’appel d’offres, à condition qu’elles n’altèrent pas la nature générale du contrat et que le prix supplémentaire ne dépasse pas 50 % de la valeur initiale ; cette limite n’est pas seulement un plafond en pourcentage : elle vise à prévenir les fractionnements artificiels et les utilisations détournées du dispositif.

La référence réglementaire centrale est le D.Lgs. 36/2023, dont l’art. 120 encadre les conditions et les limites dans lesquelles un contrat peut être modifié en cours d’exécution, comme expliqué dans le Bando Parco Agrisolare 2023 – D.M.L. Idee | Impianti Fotovoltaici. L’art. 106 fixe les conditions générales de légalité : la modification doit être nécessaire, ne doit pas bouleverser l’objet du contrat et doit respecter les limites économiques prévues par la loi. Le décret correctif D.Lgs. 209/2024 a ensuite précisé l’art. 120 en y introduisant le paragraphe 15-bis et en clarifiant les conditions applicables aux modifications non substantielles.

La distinction entre variantes substantielles et non substantielles est le premier point à résoudre :

  • Variantes substantielles : elles modifient la nature générale du contrat, dépassent les seuils en pourcentage autorisés ou auraient nécessité des procédures différentes si elles avaient été connues dès l’origine. Elles sont interdites et imposent la résiliation du contrat ainsi que le lancement d’un nouvel appel d’offres.
  • Variantes non substantielles : elles relèvent des cas limitativement énumérés à l’art. 120, sont couvertes par le cadre économique de l’opération et ne modifient pas de manière importante le contenu du projet.
  • Variantes d’amélioration : introduites par le paragraphe 15-bis, elles permettent des modifications améliorant les aspects fonctionnels ou technologiques sans augmentation du coût, tout en maintenant inchangés les délais d’exécution et les conditions de sécurité.

La délibération ANAC n° 523/2025 du 22 décembre 2025 a clairement établi que les variantes doivent rester un instrument exceptionnel, fondé sur des conditions objectives et vérifiables. Le MIT a exprimé des avis similaires, en rappelant que ce dispositif ne peut devenir un mécanisme de reprogrammation déguisée.

Qui autorise les variantes et quelles sont les responsabilités ?

Le Responsabile Unico del Procedimento (RUP) est la personne qui autorise les variantes en cours d’exécution, y compris celles proposées par le Directeur des travaux. Il ne s’agit pas d’une délégation formelle : le RUP répond du respect des limites réglementaires et de l’exactitude de la documentation produite.

Réunion technique entre les référents des variantes

Le Direttore dei Lavori (DL) assure la fonction d’instruction et de conseil. Il fournit au RUP l’analyse technique nécessaire pour vérifier la réunion des conditions prévues à l’art. 120, propose les variantes avec les expertises correspondantes et, en cas de circonstances imprévues, décrit la situation de fait afin de démontrer qu’elle n’est pas imputable au pouvoir adjudicateur. Il peut ordonner de manière autonome des modifications de détail n’entraînant pas de variation du montant du contrat, en les communiquant préalablement au RUP.

Le concepteur intervient lorsque les modifications nécessitent une révision des documents : le DL recueille son avis avant de rédiger le rapport motivé. Avec le correctif de 2024, les contrats de conception doivent prévoir des clauses claires sur la responsabilité du concepteur en cas d’erreurs ou d’omissions compromettant la réalisation de l’ouvrage.

  • Le RUP coordonne l’ensemble du processus d’autorisation et garantit la transmission à l’ANAC lorsqu’elle est prévue.
  • Le DL rédige l’expertise de variante et le rapport technique motivé.
  • Le concepteur donne son avis sur les modifications du projet.
  • L’entreprise exécutante peut proposer des variantes d’amélioration de sa propre initiative, sans augmentation du coût, au moyen d’une expertise technique accompagnée d’une évaluation économique.

La synergie entre le DL et le RUP, appuyée par une documentation analytique précise, distingue une variante correctement gérée d’une variante exposée à des contestations lors d’un contrôle.

Quelles conditions justifient une variante pendant les travaux ?

Schéma illustratif de la procédure de gestion des variantes pendant l’exécution des travaux

L’art. 106 du D.Lgs. 36/2023 définit de manière exhaustive les hypothèses admissibles. Il ne suffit pas que la modification soit utile ou avantageuse : l’une des conditions prévues par la loi doit être réunie.

Les principales hypothèses sont les suivantes :

  • Circonstances imprévues et imprévisibles pour le pouvoir adjudicateur au moment de la conception, par exemple des découvertes archéologiques, des évolutions réglementaires ultérieures ou des conditions du sous-sol impossibles à détecter. Le correctif de 2024 a précisé qu’un événement météorologique défavorable ne suffit pas s’il n’a pas directement affecté l’objet du marché.
  • Erreurs ou omissions de conception, dans les limites du quinto d’obbligo. Le paragraphe 15-bis introduit l’obligation d’un échange contradictoire avec le concepteur et l’entrepreneur avant d’agir.
  • Modifications non substantielles couvertes par le cadre économique, y compris des solutions équivalentes ou améliorées sur les plans technique, économique ou des délais, notamment grâce à des matériaux ou technologies indisponibles au moment de la conception.
  • Variantes d’amélioration proposées par l’exécutant, sans réduction des performances qualitatives et quantitatives prévues au projet.

La limite de 50 % de la valeur contractuelle initiale s’applique aux cas visés aux lettres b) et c) du paragraphe 1 de l’art. 120. Toutefois, le respect formel de ce seuil ne suffit pas : la règle interdit expressément les modifications successives destinées à contourner le Code et exclut tout fractionnement artificiel.

Conseil : dans le rapport technique, le DL doit démontrer non seulement que la circonstance était imprévisible, mais aussi qu’elle n’est pas imputable au pouvoir adjudicateur et que la modification est strictement nécessaire. Une motivation générique expose la variante à des contestations immédiates lors du contrôle de l’ANAC.

Comment se déroule la procédure d’une variante en cours d’exécution ?

La procédure suit des étapes précises, avec des responsabilités et des délais définis par le Code et l’Annexe II.14.

Personnes travaillant à la rédaction de documents techniques

Étape Responsable Délai
Proposition et expertise technique Directeur des travaux Dès que le besoin apparaît
Avis du concepteur Concepteur Avant le rapport motivé
Rapport motivé et approbation RUP / Pouvoir adjudicateur Avant l’exécution
Transmission à l’ANAC (si >10 % et au-dessus du seuil européen) RUP Dans les 30 jours suivant l’approbation
Nouveaux prix convenus (si nouvelles catégories) DL et exécutant contradictoirement Avant l’admission en comptabilité

Pour les contrats dont le montant est égal ou supérieur au seuil de pertinence européenne, les variantes dépassant 10 % du montant initial doivent être transmises par le RUP à l’ANAC dans les 30 jours suivant leur approbation, via la section « Amministrazione trasparente », avec en pièces jointes le projet d’exécution, l’acte de validation et le rapport du RUP. La documentation doit être conservée dans la sous-section « Varianti in corso d’opera » de la rubrique « Bandi di gara e contratti ». Toutes les communications sont effectuées exclusivement par voie électronique, conformément au communiqué du président de l’ANAC du 30 janvier 2025.

Lorsque la variante introduit de nouvelles catégories de travaux ou des matériaux non prévus, de nouveaux prix convenus sont établis dans le cadre d’un échange contradictoire entre le DL et l’exécutant, puis approuvés par le RUP. Si l’exécutant n’accepte pas les nouveaux prix, le pouvoir adjudicateur peut lui enjoindre d’exécuter les travaux sur cette base ; l’absence de réserve dans les pièces comptables équivaut à une acceptation définitive.

Le BIM transforme cette procédure, qui passe du papier à l’information : chaque modification est mise à jour dans le modèle numérique partagé, suivie en référence à la révision concernée et reliée à ses impacts sur les coûts, les délais et la coordination entre disciplines. La gestion centralisée des projets permet de maintenir la cohérence entre les versions du projet et de réduire le risque de divergences d’information entre le chantier et le bureau technique.

Difficultés fréquentes et recommandations pour une gestion correcte

La délibération ANAC n° 523/2025 a examiné un cas emblématique : la réalisation d’un nouvel établissement hospitalier dans lequel une deuxième expertise de variante, officiellement justifiée par l’urgence liée à la Covid-19, a introduit une augmentation volumétrique importante, de nouveaux services à haute complexité et une réorganisation globale de l’organisation hospitalière, avec une hausse financière significative. Le délai contractuel a été reporté de nombreuses années. L’ANAC a conclu que la variante n’était pas conforme à l’art. 106 : l’invocation de l’urgence ne suffisait pas à justifier des choix de nature programmatique et stratégique.

Les difficultés les plus fréquentes dans la gestion des modifications en construction sont les suivantes :

  • Motivation insuffisante dans le rapport technique du DL : elle expose la variante à des contestations immédiates.
  • Fractionnement artificiel des modifications pour rester sous les seuils en pourcentage : le Code l’interdit expressément.
  • Suppression de travaux essentiels pour rester formellement dans la limite de 50 % : elle produit un ouvrage qui n’est pas immédiatement fonctionnel et dépend de financements futurs.
  • Retards de plusieurs années imputables à des arrêts de conception liés à la définition de la variante : ils sont incompatibles avec la nature exceptionnelle du dispositif.
  • Absence de communication à l’ANAC dans les délais prévus pour les contrats dépassant le seuil.

La délibération ANAC n° 523/2025 précise que le respect formel des limites en pourcentage ne suffit pas à légitimer une variante qui modifie substantiellement la configuration de l’ouvrage et l’équilibre de l’attribution.

Pour éviter ces erreurs, la documentation doit être analytique dès l’origine : chaque expertise doit reconstituer le lien de causalité entre la circonstance survenue et la modification demandée, avec des références précises aux documents de conception initiaux. La communication entre les parties prenantes doit être traçable et rapide, afin d’éviter que les décisions restent informelles ou dépourvues de justificatifs documentaires.

L’adoption du BIM dans les travaux publics permet une traçabilité complète des variantes, en reliant chaque modification à des événements précis et en facilitant les contrôles ultérieurs. La numérisation du chantier n’est pas seulement un avantage opérationnel : elle devient un outil de gouvernance qui réduit le risque de contestations et accélère les processus d’autorisation.

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Edil-up fournit aux professionnels du secteur de la construction des outils pour gérer la documentation, les communications et le suivi des projets de manière centralisée et traçable, avec des fonctionnalités conçues pour accompagner également la gestion des modifications contractuelles en cours d’exécution.

Points clés

Les variantes en cours d’exécution ne sont autorisées que dans les conditions limitativement prévues par la loi : une motivation analytique, le respect des limites quantitatives et la traçabilité documentaire sont les trois piliers d’une gestion conforme.

Point Détails
Limite de 50 % de la valeur contractuelle L’augmentation totale ne peut pas dépasser 50 % du contrat initial ; le fractionnement artificiel est interdit.
Communication à l’ANAC dans les 30 jours Pour les contrats dépassant le seuil européen, les variantes de plus de 10 % doivent être transmises par voie électronique dans les 30 jours suivant l’approbation.
Rôle central du RUP et du DL Le RUP autorise, le DL instruit : leur synergie est déterminante pour la légalité de la variante.
Motivation analytique obligatoire Le rapport technique doit démontrer le caractère imprévisible, la non-imputabilité et la nécessité de la modification.
BIM et numérisation comme outils de contrôle Le modèle numérique suit chaque modification en temps réel et la relie à ses impacts sur les coûts, les délais et la coordination.

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